Free the children : retour sur les coulisses du clip

Après un premier clip sorti en janvier 2019, Ange Robert s’est lancé dans une nouveau défi de taille pour son deuxième clip, sur une chanson intitulée « Free the children ». C’est l’histoire d’un petit paradis, où les enfants sont libres de rire, de chanter et de danser. Pas de conflits, pas de guerre à l’horizon. Mais soudain le ciel s’assombrit. C’est à ce moment-là qu’Ange Robert se réveille dans la peau d’un soldat et comprend que ce n’était qu’un rêve. Mais les images sont puissantes, et, au nom des enfants, il décide de laisser tomber les armes pour préserver la paix. Vous connaissez déjà l’histoire ; place maintenant au récit du tournage…

Il aura fallu pas moins de 4 mois, 4 jours de tournage, 4 lieux de tournages différents répartis dans 2 pays et l’implication d’une centaine de personnes au total pour aboutir au clip final. Dès le départ, Ange Robert a imaginé le clip sous la forme d’un court-métrage, permettant de mettre en image l’histoire racontée par la chanson et de véhiculer l’émotion qu’elle suscite. Cela tenait aussi à coeur à l’artiste de pouvoir mêler dans ce clip les deux pays qui l’ont façonné, le Rwanda et la France. Deux pays, deux réalités complètement différentes, mais en point commun les enfants. Car peu importe où nous vivons et d’où nous venons, l’humanité nous rassemble, et partout dans le monde, les enfants devraient pouvoir être libre de vivre entourés d’amour et de grandir dans un environnement garantissant leurs droits.

Il est environ 13h en ce dimanche du mois de mars, aux abords d’un village dans la Vienne française, sur un chemin de terre. Les prés et les champs s’étendent jusqu’à l’horizon. La météo est plutôt clémente pour la saison, le ciel est dégagé et ensoleillé. Un ballon, et voilà quelques jeunes enfants qui s’amusent sans se soucier de la caméra qui tourne autour d’eux, pour capturer ces moments d’insouciance. Les parents se prennent au jeu et les rejoignent. Après un bon moment de jeux, toute l’équipe partage un pique-nique improvisé et c’est ainsi que se clôture la première journée de tournage.

A quelques milliers de kilomètres de là, au Rwanda, pays d’origine de l’artiste Ange-Robert, une autre scène se prépare. En effet, ils sont nombreux au pays à soutenir Ange Robert dans la poursuite de son projet musical, eux qui ont été les premiers supporters à ses débuts. C’est donc en nombre qu’ils ont répondu présent pour la deuxième journée de tournage. Les enfants ont préparés soigneusement à l’avance plusieurs pancartes reprenant les paroles de la chanson : « Free the children », « No more starvations, no more ware », « No more killing machine »… Avec enthousiasme et détermination, ils défilent fièrement sur les collines verdoyantes, conscients du message qu’ils sont en train de véhiculer.

De retour en France, les espaces naturels font place au studio de tournage sur fond vert, pour la réalisation d’effets spéciaux lors du montage. Ange Robert entre en scène, accompagné de sa choriste Laetitia : c’est le troisième jour de tournage. Un temps de préparation est nécessaire pour installer les éclairages et les caméras, pendant qu’Ange Robert et Laeticia enfilent leurs tenues. L’artiste interprète avec puissance et émotion son oeuvre face aux caméras. Laeticia prend le relais, puis ils terminent ensemble sur le refrain. C’est l’équipe de production « Image Evolution » qui est présente aujourd’hui, et qui se chargera également de faire disparaître le fond vert au profits de nouvelles images qui défileront derrière Ange Robert et Laetitia, pour mieux retranscrire l’histoire de la chanson.

Le temps avance, le soleil refais surface alors que le mois de juin s’annonce… Une importante journée de tournage s’annonce : la scène des enfants en captivité dans le campement des soldats. Les mois précédents, il a fallu réaliser les démarches nécessaires pour obtenir l’autorisation de tournage dans le bois de Saint-Pierre, rassembler le matériel nécessaire pour le décors (tentes, armes factices…), prévoir le maquillage et les tenues des acteurs et actrices, rechercher suffisamment de jeunes et d’adultes pour jouer la scène, prévenir la gendarmerie… tout est fait pour que tout se passe pour le mieux le jour J. Le dimanche 2 juin, le tournage peut enfin commencer.

La petite clairière, d’ordinaire si calme et tranquille, s’anime soudainement pour se transformer peu à peu sous les yeux ébahis de quelques passants en un campement de soldats rebelles. Le décors et les accessoires sont prêts, c’est au tour des acteurs et actrices d’entrer dans leurs rôles d’enfants prisonniers ou de soldats. Les tenues, les fausses contusions, cicatrices, et autres traces de sang : tout est pensé jusqu’au moindre détail. Pendant ce temps, les caméras sont installées également, et le drone entre en scène pour offrir des images qui surplombent la scène. Un dernier débriefing afin d’expliquer leur rôle et le déroulé de la scène aux participants, et le tournage peut enfin débuter, après plus de 3h de préparation. Les jeunes s’installent par terre au centre d’un cercle formé par les soldats, qui prennent leurs armes. Une musique sombre s’élève alors d’une enceinte, puis, au moment où le réalisateur crie « action », les sourires ont déjà disparus pour faire place à des visages sombres. Malgré la chaleur, c’est comme si un froid glacial venait de s’abattre sur les lieux. Les soldats surveillent attentivement les jeunes et n’hésitent pas à les bousculer s’ils osent lever les yeux ou bouger ne serait-ce que de quelques centimètres ! Les jeunes se recroquevillent sur eux-même, dans une posture trahissant la peur. Les geôliers jouent tellement bien leur rôle que certains parents présents envisagent des représailles après la fin de la scène ! Après de longues minutes pendant lesquelles les caméras les ont filmés sous toutes les coutures, les jeunes sont finalement libérés et retrouvent avec plaisir leur liberté de mouvement après avoir eu leurs membres endoloris. La journée n’est pas finie pour autant. C’est au tour d’Ange Robert de jouer une scène, celle où il s’endort contre un tronc d’arbre, puis se réveille et se lève ensuite pour marcher vers le camp, jusqu’au moment où il lâche son arme. Laeticia ramène ensuite un peu de douceur pour une scène de chant avec la forêt comme décors. La journée se termine par un bon repas partagé avec une partie de l’équipe.

A quelques dizaines de kilomètres de là, dans un petit village de Charente, cela fait plusieurs semaines que les élèves de l’école élémentaire Les Tilleuls s’entraînent avec leur professeur de danse, Valérie Chauvet, pour apprendre une chorégraphie créée spécialement pour le clip. Rencontrées au mois d’avril, la directrice et l’enseignante de cette école ont accueilli positivement l’idée de ce projet, auquel les enfants et leurs parents ont également rapidement adhéré. Les semaines passent et les vacances scolaires approchent, nous sommes à la fin du mois de juin par une chaude journée d’été, au début de la canicule. L’équipe du tournage rejoints les élèves dans leur école située dans le petit village de Mouthiers-sur-Boëme. Les enfants les accueillent avec joie ! C’est avec beaucoup de plaisir qu’ils dansent en scrutant attentivement chaque mouvement de leur professeur, puis qu’ils se lâchent sur la chanson en profitant également des jets d’eau rafraîchissants.

Le tournage, c’est terminé ! Mais le clip n’est pas prêt pour autant. Place aux longues heures de travail de montage, réalisée toujours par l’équipe d’Image Evolution, en communication régulière avec Ange Robert pour s’assurer d’un meilleur rendu possible et correspondant à l’idée de l’artiste. Il faudra compter plusieurs jours de travail intensif pour sélectionner les extraits des vidéos, les agencer, ajouter les effets, faire coller le tout à la musique… pour finalement arriver au résultat final, 3 minutes et 56 secondes.

3 minutes et 56 secondes, le temps d’une chanson, le temps d’un rêve. Le rêve d’un monde où tous les enfants seraient libres et où leurs droits seraient respectés. Cela fait 30 ans que la Convention Internationale des Droits de l’Enfant a été adoptée. En 1989, les Etats se sont mis d’accord sur la nécessité de faire respecter les droits de tous les enfants dans le monde. Pourtant, aujourd’hui encore, des millions d’enfants se retrouvent dans des situations mettant en péril leur bien-être, leur santé, et même leur vie. Selon l’UNICEF, si rien n’est fait pour lutte contre les inégalités dans le monde aujourd’hui, en 2030 167 millions d’enfants vivront dans l’extrême pauvreté, 69 millions d’enfants de moins de 5 ans mourront entre 2016 et 2030, et 60 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire ne seront pas scolarisés (Source : https://www.unicef.org/french/sowc2016/). 3 minutes et 56 seconde, ce n’est pas grand chose. Mais si nous sommes nombreux à faire le même rêve qu’Ange Robert dans sa chanson, peut-être qu’un jour, nous pourrons ensemble transformer ce rêve en réalité.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.